La consommation et ses effets sur la santé

13 janvier 2014

Introduction

Consommer consiste, pour un ménage, à dépenser son argent pour acheter des biens. Destinée à satisfaire la plupart des besoins, la consommation représente, avec la production et la répartition, l'une des principales opérations économiques, elle est un facteur important de la croissance économique. Mais la consommation correspond aussi à un phénomène social.

Cette notion de consommation serait apparue au XVI éme siècle en Asie, alors que l'on commençait à fabriquer des produits nouveaux, des livres, de la porcelaine destinés à être vendu. Si seuls les riches marchands pouvaient accéder à ces tractations,  les choses ont bien évoluées depuis puisque le phénomène de consommation se développe et touche peu à peu, au fil des siècles, toutes les couches sociales. Chacun veut acquérir des produits nouveaux qui ne servent sans doute pas seulement à satisfaire des besoins primaires mais qui apportent si possible, des plaisirs nouveaux. Dans l'alimentation, on pourrait évoquer le thé et le sucre par exemple, à une certaine époque.

La consommation offre une réflexion intéressante car elle permet de connaître les goûts, les tendances des individus d'une époque donnée. En nous référant particulièrement à notre société actuelle, nous voudrions montrer que ces goûts et ces préférences ont bien une dimension sociale puisqu'ils sont des marqueurs d'une époque et pas d'une autre. Tout se passe de sorte que nous sommes influencés par la société dans laquelle nous vivons : nous sommes orientés dans nos choix, nous devons acheter tel produit, manger tel aliment, de telle manière. Nous avons des comportements de consommation conformes à notre époque.

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Parallèllement, nous rencontrons dans notre société des problèmes de santé qui nous alertent. Ils sont en grande partie dûs à une mauvaise alimentation, à un déséquilibre alimentaire et provoquent de nombreuses maladies d'origine nutritionnel. Sensibles à cette question, nous voulons comprendre : En quoi et comment la société actuelle engendre-t-elle des pratiques alimentaires déséquilibrées en influençant notre consommation ?

Nous pensons qu'il est important de prendre conscience des influencesPour répondre à cette problèmatique, nous vous proposons une recherche en plusieurs étapes :

En premier lieu vous trouverez des informations sur la consommation dans la société actuelle. Ensuite, nous tâcherons de montrer comment la consommation est influencée.  Vous trouverez à la suite le bilan des conséquences de cette consommation alimentaire.  Nous proposerons une démarche pour savoir comment réagir, et nous montrerons les bases d'une alimentation équilibrée.

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I) La consommation dans la société actuelle

 

a) L'évolution de la consommation alimentaire

De 20% au début des années 1960 la part de l'alimentation descend, en 2001, à 14% des dépenses de consommation des ménages. En 40 ans, les Français ont modifié leurs comportements alimentaires : leur modes de vie ont évolué, ils délaissent de plus en plus les produits à forte valeur nutritive, tout comme les sucres et graisses bruts. La consommation par habitant de viandes rouges est en baisse depuis le milieu des années 1980. Au contraire de celle de la volaille qui augmente.

 De plus, les contraintes de la vie moderne conduisent les ménages à privilégier des produits déjà prêts. Les viandes préparées connaissent un grand succès depuis les années 1980. Les confiseries, la pâtisserie et les boissons sucrées sont aussi de plus en plus demandées, surtout par les jeunes.

 L'alimentation demeure un des premiers postes de dépense (14% des valeurs totales en 2001) après le logement (24%) et les transports (15,4%). A ces dépenses, s'ajoutent celle des repas pris hors domicile, dont la place s'est accrue. Dans le budget alimentaire total, leur part en valeur a doublé entre 1960 et 1980 atteignant 22%. Elle s'est ensuite stabilisée.

 L'accroissement de la population n'explique que pour une faible part la hausse de la consommation alimentaire. En effet les consommateurs ont reporté une partie de leur demande vers des produits élaborés puis vers des biens de meilleure qualité, souvent onéreux.

La croissance des dépenses alimentaires a surtout lieu au cours de la décennie 1960 (+ 2,7% de hausse par habitant, par an, de 1960 à 1973).

Dès les années 1960, les ménages ont tendance à diminuer leur demande de produits "traditionnels". Avec l'urbanisation, les modes de vie de plus en plus sédentaires réduisent les besoins en produits traditionnels à forte valeur nutritive. Pour le pain, dont le prix progresse plus vite que la moyenne des aliments, la consommation par habitant diminue de 1.4% par an en moyenne depuis 1960. Il est intéressant de remarquer que le pain a constitué longtemps un aliment de base associé de manière symbolique à une valeur de travail. Des expressions comme : "Avoir du pain sur la planche" ou encore "Gagner son pain à la sueur de son front" en témoignent. Aujourd'hui, on exprime plutôt le fait de gagner son "bifteck", ce qui est une sorte d'indicateur social des changements alimentaires. Les pommes de terre, de moins en moins achetées fraîches, sont plus souvent dans l'assiette du consommateur sous forme transformée. Plusieurs facteurs conduisent à limiter le temps de préparation des repas et à favoriser la consommation de produits élaborés : l'activité féminine se développe, les trajets domicile-travail s'allongent, le temps consacré aux activités de loisirs s'accroît, le pouvoir d'achat augmente. La consommation par habitant de plats cuisinés augmente de 5.5% par an en moyenne de 1960 à 1980, puis 5% de 1980 à 2001.

Nous venons de montrer quelques exemples de modifications dans les comportements alimentaires de ces dernières cinquante années. Des aliments disparaissent de la fabrication des repas alors que d'autres sont introduits. Voici les principales caractéristiques de ces changements sur le plan nutritionnel :

- Une réduction globale de l'apport énergétique liée à la diminution des dépenses énergétiques (confort technologique oblige !)

- Une alimentation beaucoup plus diversifiée.

- Une augmentation de la consommation des sucres simples (saccharose) et des protéines d'origine animales ainsi que des lipides.

- Une diminution de l'apport des protéines d'origine végétales et des fibres alimentaires.

Sans négliger les apports positifs de ces changements nutritionnels, nous souhaitons mettre en évidence les conséquences négatives sur la santé publique puisque c'est l'axe important de notre problèmatique. Cet aspect est développé dans le chapitre III de notre blog : "Les conséquences de cette consommation".

 

 

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b) L'impact des crises sur la consommation alimentaire des ménages

 

Résumé méthodologique de l’étude qualitative réalisée par CCM au début de 2010 :

 Dix familles-type ont été suivies pendant deux semaines. Cinq de ces familles étaient composées de parents, âgés de 30 à 45 ans, avec au moins deux enfants, dont l’âge de l'un d'entre eux, se situait entre 7 et 15 ans. Les cinq autres étaient constituées de parents, âgés de 45 à 65 ans, avec deux enfants ou plus, dont l’un, avait entre 15 et 21 ans. De catégories socioprofessionnelles variées, avec cinq femmes actives et cinq femmes non actives, ces familles ont toutes subi une baisse de revenu : la moitié avec une perte importante de revenu et/ou d’emploi d’un des deux conjoints, l’autre moitié avec des réductions moindres de revenus et d’activité, sans perte d’emploi. Ces familles habitent Paris ou la région parisienne , certaines d’entre elles en maison individuelle. En termes d’approvisionnement alimentaire, toutes ces familles effectuent leurs courses dans plusieurs enseignes concurrentes, mais avec des préférences, soit pour la grande distribution classique, soit pour le hard discount.

Les interviewés ont tous déclaré avoir modifié leur comportement global et alimentaire au cours des 12 derniers mois, une partie ayant procédé à des arbitrages ponctuels, l'autre ayant opéré des changements radicaux (exemple : passage au hard discount, abandon de certaines catégories de produits).

La baisse de revenus qui a touché les familles interrogées est d’autant plus ressentie qu’elle est importante (jusqu’à 50 %), avec des charges fixes (parfois des crédits), dans un contexte perçu de hausse constante des prix depuis l’avènement de l’euro. Cette baisse de revenus est plus ou moins bien vécue selon les individus, mais tous font preuve d’adaptation en économisant un peu sur tous les domaines. Toutefois, des priorités se dégagent: l’alimentation, les vêtements, les sorties et les vacances sont les quatre postes où il est plus facile de réduire ses dépenses. À l’opposé les interviewés déclarent ne pas réduire les dépenses liées à l’éducation des enfants. Les familles frappées par la crise modifient leur rapport à l’approvisionnement : augmentation du temps consacré aux courses, établissement d’une liste d’indispensables et d’un montant à ne pas dépasser, utilisation plus importante des tickets de réduction, comparaison des prix entre marques nationales et marques de distributeurs, "chasse aux promos", transfert du frais vers le sec et le congelé, prise en compte du prix au kg avec d’éventuels changements de format, arbitrage entre enseignes. Il est intéressant de noter que les achats d’impulsion n’ont pas totalement disparus chez les familles de l’étude. Même touchées par des baisses de revenu, ces familles continuent à se faire plaisir, notamment au travers des achats pour les enfants. De plus, certaines marques apparaissent comme des bastions de résistance, notamment dans l’alimentaire, et ce d’autant plus qu’elles disposent d’une symbolique marquée et/ou d’une spécificité gustative qui ont créé avec le temps un "lien affectif" avec les consommateurs. C’est le cas de produits comme le Coca-Cola ou le Nutella.

 

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20 janvier 2014

II) La consommation alimentaire influencée

a) Les différentes classes sociales

 

Classe aisée et classe populaire n’ont pas les mêmes comportements alimentaires et ceci en raison d’une perception différente.

Le coût pour le budget des ménages continue de jouer sur le choix alimentaire. Les légumes et fruits, surtout frais, sont souvent considérés comme trop chers par les catégories modestes, ce qui en fait donc un marqueur social pour les classes aisées ou moyennes. Si l’intégration sociale est devenue au fil des dernières décennies de plus en plus liée à la capacité de participation à la consommation de masse, l’alimentation joue, partiellement, le rôle d’expression de la liberté, du choix et d’une certaine opulence pour les classes populaires contemporaines. Ceci dans un contexte social difficile de montée continuelle de la précarité et du chômage qui fait de la consommation une valeur refuge, compensatoire et symbolique.

Tous différents...

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Sur la base de 85 entretiens dont une grande partie de femmes, on retrouve 4 positions vis-à-vis des normes de corpulence et d’alimentation d'apès Faustine Régnier, qui est docteur en sociologie de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, et a été lauréate du Prix Trémolières. Ce Prix récompense des travaux éclairant les habitudes et comportements alimentaires individuels ou collectifs. Elle est chargée de recherche au Laboratoire de Recherche sur la Consommation à l’INRA (organisme français de recherche en agronomie) 

Très intégrée aux normes de minceur et de santé, d’activité physique et d’alimentation équilibrée, la catégorie aisée (cadres, professions libérales, éducation supérieure) connaît et maîtrise le vocabulaire diététique et les prescriptions générales (5 fruits et légumes, moins gras, moins salé, moins sucré, cuisine aux graisses végétales plutôt qu’aux graisses animales...). 

Les membres des classes moyennes en ascension sociale (employées ou femmes aux foyers), souvent en contact par leur activité professionnelle ou par leurs autres socialisations avec des membres de la classe aisée, sont également très intégrés et font preuve, entre intégration et culpabilité, d’une grande « bonne volonté » envers ces normes, à la mesure de leurs espoirs d’ascension sociale. 

Les classes populaires, sans ce type d’espoir ou conscientes d’un certain hors jeu de ce point de vue, adoptent une position critique vis-à-vis de normes qui sont alors perçues comme des formes de la domination qu’elles subissent. La méfiance, concernant les médias et le corps médical, renforce et est renforcé par des pratiques alimentaires enchâssées dans l’histoire familiale. 

Enfin, les catégories pauvres et précaires sont trop préoccupées par le simple fait de se nourrir pour se positionner réellement par rapport à des normes. Essentiellement centrées sur la famille, il s’agit pour ces femmes très défavorisées de réussir à nourrir les enfants et de suivre leurs préférences pour « éviter le gâchis ».

 

 

 b) L'influence de la publicité

 

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 La publicité est une forme de communication, dont le but est de fixer l'attention d’une cible visée (consommateur, utilisateur, usager, électeur, etc.) afin de l'inciter à adopter un comportement souhaité.

 La publicité est présente dans notre quotidien. Elle peut se trouver sous forme d'affiche publicitaire que l'on peut voir lorsque nous nous promenons. Elle peut être sous forme télévisée avec l'apparition de pub entre plusieurs programmes que nous voyons à chaque fois que nous regardons la télévision. Elle peut également se trouver dans les journaux ainsi que sur internet. La publicité fait alors partie de notre vie et inconsciemment oriente nos choix sur notre consommation alimentaire. Le but premier de la campagne publicitaire est d’attirer l’attention du client sur le produit ou la marque pour familiariser le consommateur afin de l’amener à l’acte d’achat plus aisément. Le second but de la publicité est éventuellement de chercher à créer un besoin et à persuader que le produit répond au besoin, le but était parfois de convaincre qu’il fait mieux que les autres produits, on appelle cela de la publicité comparative. Toutefois, la familiarisation est parfois suffisante pour permettre l’acte d’achat. Un produit dont on a entendu parler trouvant souvent préférence à nos yeux qu’un nom inconnu.

 

On parle de publicité cognitive (faire connaître), conative (faire bouger, acheter) et affective (faire aimer).

 Il y a de nombreux moyens de communication. Certains sont payants, comme la télévision, la radio, les affichages, le cinéma, … d’autres sont gratuites tels que les mails, SMS, publicité sur les salons… Nous sommes constamment stimulés par des spots publicitaires sans forcément nous en rendre compte. Le but de la publicité étant d’être discrète mais répétée.

 La publicité cible les jeunes parce qu'ils guident de plus en plus souvent les choix familiaux et qu'ils sont de futurs « vrais » consommateurs et que les marques veulent les séduire dès leur plus jeune âge.

 

 

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III) Conséquences de cette consommation

a) Déséquilibre alimentaire

Depuis une trentaine d'années notre société n'a plus le même rythme qu'avant. En effet, on ne prend plus le temps de manger chez soi à midi, et le modèle « fast food » s'est désormais ancré dans nos habitudes alimentaires.

Le temps consacré au déjeuner a diminué.

La restauration rapide ou le fast food est un mode de restauration dont le but est de faire gagner du temps au client en lui permettant d'emporter rapidement les plats commandés, et ce, pour un prix moindre. Les mets servis sont le plus souvent des hamburgers ou des sandwichs, accompagnés de frites et de sodas

 Le paradoxe du fast-food est qu'il a mauvaise image mais connaît un véritable succès. Enfants, ados, businessman ou encore grands-parents, tous vont régulièrement dans ce type de restaurant. Plus qu'une alimentation, le fast-food est aujourd'hui un style de vie : celui des gens pressés qui ne veulent pas perdre de temps autour d'une table. Les mets proposés dans la majorité des fast-food sont le plus souvent des hamburgers, des hot-dogs accompagnés par des frites et un soda, qui contiennent énormément de graisses. Il faut savoir qu’un repas dans ce fast-food (1 hamburger, 1 portion de frites, 1 soda et une glace) correspond à l’apport calorique journalier recommandé. Certes nous avons pu voir se développer ces dernières années de nouveaux plats comme les salades.  

Le  « Mc Do » c’est avant tout ce que l’on aime manger et surtout qu’on ne mange pas forcément chez soi (des frites ou des hamburgers par exemple) et à bas prix. Avec une large gamme de produits, les menus s’adaptent donc aux goûts de chacun. En plus de cela, c’est rapide… D’où la fréquentation importante de ces lieux. Le cadre lui aussi est un argument de séduction, il est typiquement américain. Car Mac Donald, c’est aussi et surtout le modèle américain auquel s’identifie cette nouvelle génération. On peut aussi ajouter à cela un facteur très influent poussant à la consommation dans les fast-food : la publicité, devant laquelle sont bercés ces enfants dès leur plus jeune âge et qui les incite à consommer, à travers l’imagerie du « mythe américain ».


 

 Il existe deux formes de déséquilibre alimentaire : la suralimentation et la sous nutrition.

Nous verrons les facteurs qui engendre la suralimentation ainsi que les erreurs alimentaires qui y participent.

La suralimentation est un état physiologique dû à une consommation excessive d’un ou de plusieurs éléments nutritifs.

  • Facteurs alimentaires : La facilité d’accès aux aliments peut favoriser des grignotages en dehors des repas. Souvent ces aliments sont des produits alimentaires à fortes charges caloriques.

  • Facteurs psychologiques : Les sociétés actuelles sont source de stress. Les individus peuvent compenser ce stress grâce à une consommation excessive de nourriture. Des problèmes dans la vie courante peuvent conduire à ces excès. (ex : la boulimie est un trouble comportemental qui correspond à une crise d’attraction alimentaire caractérisé par une envie de manger incontrôlable).

 

  • Les erreurs alimentaires fréquemment rapportées sont :

une consommation excessive de graisses animales ;
– une consommation excessive de sucres rapides :

une mauvaise répartition des repas dans la journée : plus les aliments énergétiques sont consommés tard dans la journée (après 14 heures principalement), plus il y a de risques de les mettre en réserve sous forme de graisses pendant la nuit.

Il faudrait donc limiter la consommation de viandes et la remplacer par du poisson, remplacer les lipides saturées par des lipides insaturées.

acides gras saturés: «mauvaise graisse », car ils augmentent le taux de mauvais cholestérol, ce qui peut entraîner des dépôts de cholestérol dans les artères, avec un risque de troubles cardio-vasculaires. Ils se trouvent principalement dans les produits laitiers, la viande et le jaune d’œuf. Ce ne sont pas des acides gras essentiels. .Bien qu’on doive éviter de trop en consommer, les acides gras saturés ont leur place dans l’alimentation humaine.

acides gras insaturés: « bonnes graisses », réduisent le taux de mauvais cholestérol. Mais attention : consommés en excès, ils peuvent aussi réduire le taux du bon cholestérol et limiter les apports en glucides rapides, présents en abondance dans les boissons gazeuses notamment.

sucre rapide: Sucre ayant un index glycémique supérieur à 70. Les glucides sont en effet classés selon leur pouvoir hyperglycémiant, c'est-à-dire leur action augmentant la glycémie (taux de glucose dans le sang). (les excès sont stockés sous forme de lipides, c'est-à-dire de graisses).

 b) Maladie nutritionnelle

 Nous voulons citer deux maladies nutritionnelles ayant des conséquences graves :

 L'obésité :

 Les causes de l'obésité sont nombreuses. Dans la plupart des cas cependant, c'est un ensemble de facteurs qui contribuent à son évolution.

 Facteurs alimentaires, dépense énergétique et évolution des modes de vie :

 C’est dans l’évolution des comportements et des modes de vies en particulier de l’alimentation, qu’il faut chercher les causes fondamentales de l’épidémie d’obésité.

 C’est vrai que la propagation de cette épidémie reflète les transformations rapides qui ont affectées les sociétés et les comportements au cours des 20 et 30 dernières années : la technologie est de plus en plus répandue avec une mécanisation croissante (véhicules à moteurs, escaliers mécaniques, outils électriques aidant pour toutes les activités quotidiennes). Cette technologie favorise donc la réduction des dépenses d’énergies .

 On remarque une multiplication des restaurants fast-food :

 Une augmentation des points de ventes des boissons sucrées, a haute valeur énergétique. Le choix du consommateur est rendu complexe par l’abondance de l’offre, des différentes publicités sur les aliments et les valeurs supposées de tels ou tels aliments.

 On remarque aussi que les horaires des repas ont beaucoup changés :

 - Le petit déjeuner est souvent « bâclé » ou même inexistant.

 -Le repas de midi est pris rapidement avec un sandwich...

 -Le repas du soir est le seul où l'on peut se retrouver et prendre le temps de bien manger

 C’est alors au repas du soir que l’on se rattrape de ne pas avoir beaucoup mangé aux autres repas

 Ce qui n’est pas bon du tout car le repas du soir doit être en fait, le plus léger de la journée. Les grignotages fréquents, notamment devant la télé, ou l'ordinateur ou les jeux vidéos, se sont beaucoup développés durant les dernières années.

 Mais on observe outre le changement des horaires des repas, une modification de l’alimentation des français.

 La consommation de produits céréaliers, de légumes secs et de féculents (surtout de pomme de terre) a considérablement chuté depuis le début des années 50. Ces dernières années , la consommation de viandes et de laits sont en recul. En revanche, on observe une augmentation dans la consommation de produits sucrés notamment sous la forme de boissons, de crèmes desserts ou le choix augmente également. Les fruits et les légumes semblent être également moins consommés.

 Une relation inverse entre le niveau de revenu et l'obésité

 Il n’est bien sur pas possible d’affirmer que la pauvreté prédispose à une obésité, mais on observe dans tous les pays occidentaux une relation inverse entre le niveau de revenu et l’obésité. En ce qui concerne le grignotage, il est souvent lié au stress et ce sont les femmes qui sont le plus touchées. Elles n’ont pas l’impression de beaucoup manger en grignotant, mais à la fin de la journée, en additionnant tous les grignotages, on arrive à une quantité trop importante de calories emmagasinées, d’où une augmentation du poids. 

 Ces cartes témoignent de l'évolution de l'obésité en France entre 1997 et 2009

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Le diabète :

Nous recensons actuelement 347 millions de diabétiques dans le monde, chiffre attendu en forte croissance sur le court terme.

Le diabète est une maladie chronique lié a l'insuffisance de production d'insuline par le pancréas et qui amène une forte concentration de sucre dans le sang (hyperglycémie), cette maladie provoque des atteintes graves sur les nerfs et les vaisseaux sanguins et nous fait déplorer un nombre de morts impressionant (environ 30 millions sur une année).

La plupart du temps c'est une alimentation déséquilibré qui conduit au diabète, et le moyen privilégié de soigner ou de maitriser l'évolution de cette maladie est un régime alimentaire très strict et très contraignant. Heureusement que l'insuline peut être fabriquée de manière synthétique dans des laboratoires pharmaceutiques et permettre aux patients de compenser leur propre insuffisance de production. Les publicités qui encouragent à consommer des boissons sucrées, des bonbons et autres produits à forte teneur en sucres favorisent évidemment des comportements inadéquats.

 

 

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IV)Les bases d'une alimentation équilibrée

Variété:

 manger de tout pour ne risquer aucune déficience. Si nous mangeons journalièrement les mêmes aliments, notre alimentation devient monotone et peu équilibrée. Tous les aliments d’un même groupe alimentaire n’apportent pas les mêmes sortes et les mêmes quantités de nutriments. C’est pourquoi, il est très important de varier son alimentation. Cela signifie manger des aliments issus de chaque groupe d’aliments mais aussi varier au sein même de chaque groupe alimentaire.

 Modération :

 manger raisonnablement pour ne pas accumuler de surcharges inutiles.Respectez et suivez les quantités recommandées pour chaque groupe d’aliments. Ecoutez votre corps ! Ne mangez ni plus ni moins que nécessaire et soyez modéré avec les extras. Ce que nous consommons, nous devons le brûler !

 Plaisir et convivialité :

 conserver quoi qu’il arrive, le plaisir de la table, le goût des plats, le goût du partage et de la fête.

 Mieux répartir son alimentation au quotidien :

 -Faire régulièrement trois repas (plus un goûter pour les enfants, les adolescents et les personnes âgées).

 -Prendre un vrai petit déjeuner: fruits ou jus de fruits ; pain ou céréales ; beurre ou margarine ; thé ou café ; lait ou fromage.

 -Ne pas prendre l’habitude de sauter un repas : c’est mauvais pour l’équilibre alimentaire, difficile pour le système digestif, et risqué pour le maintien du poids.

 -Diner légèrement : les calories du soir se stockent plus facilement.

 Mieux répartir les aliments dans son assiette :

 -Faire une place plus large aux poissons (notamment aux poissons gras : saumon, hareng), aux fruits de mer et à la volaille ; au pain, aux produits céréaliers (riz, pâtes, semoule) et aux légumes secs ; aux fruits et légumes frais, ou en conserve ou surgelés (au total 400 g/jour),

 -Réduire la place des frites, charcuteries, pâtisseries, boissons sucrées et alcoolisées, grignotages (barres chocolatées, graines à l’apéritif, viennoiseries),

 -Consommer au moins une fois par jour un plat de la famille «Viande, poisson, œuf»,

 -Un produit laitier à chaque repas (lait nature ou en préparation, fromage ou yaourt),

 -Une crudité à chaque repas (légume cru, râpé, salade ou fruit),

 -Un plat de légumes cuits par jour (midi ou soir),

 -Un plat de féculents par jour (midi ou soir),

 -Du pain à chaque repas,

 -Du sel avec modération (ne pas saler à table),

 -De l’eau à volonté, thé et café en quantité modérée.

 -Accessoirement, et pour le plaisir, 1 verre de vin (pour les femmes) à 2 verres (pour les hommes) au repas,

 -Un peu de beurre sur les tartines du petit déjeuner et sur les légumes cuits, et de l’huile végétale pour la cuisson et l’assaisonnement (en variant huile d’olive, colza,tournesol...), en quantité modérée.

 

 

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